Solitude du manageur
Les manageurs connaissent bien la solitude propre à leur fonction et à leurs responsabilités. Ils ne peuvent pas tout dire à tout le monde. Parfois pour des raisons de confidentialité, d’autres fois pour ne pas montrer leurs doutes. Mais, sous la pression d’une concurrence accrue et d’une insécurité au travail plus grande, cette solitude risque de devenir plus vive.
Le manageur des médias n’échappe pas à ce phénomène. « Peut-il tout dire à sa directrice financière ou à son directeur de la communication ? A qui peut parler un producteur ? Le président d’une société cotée ou d’une filiale d’un groupe international peut-il parler à ses actionnaires ? Un directeur des programmes peut-il faire part de ses doutes à son directeur général ? Un rédacteur en chef peut-il tout dire à son éditeur ? » Mais s’isoler présente des risques : avoir moins de recul et ne pas être critiqué, donc stimulé dans ses choix.
Pour réussir les manageurs devront être lucides, avides de critiques, adaptables aux mutations, agiles.